Les feintes, les ruses, le kiaï sont permis. C'
est le test ultime de l' esprit d' alerte. L' esprit doit rester, prêt
à saisir toute occasion, la fraction de seconde de déconcentration
dans le regard de l' adversaire, le changement de distance, l' erreur
de timing, etc. Le combat est l' aboutissement de tous les efforts investis
dans la technique au dojo et le test de l' efficacité réelle
du Nanbudo. Évidement, en Nanbudo, tous les coups sont contrôlés
et réglementés afin de ne pas blesser l' adversaire
Bien sur, tous les pratiquants de Nanbudo ne sont pas
destinés à devenir champions de compétition, mais
le kumité doit être pratiqué par tous les
Nanbudokas, sinon le Nanbudo se réduità un exercice
vide de sens.
Pour accéder au grade de ceinture noire
il faut avoir essayé au moins une fois un affrontement arbitré
sur le tatami, et constaté que même si on maîtrise
bien toutes les techniques, le combat C' est autre chose...
Il est évident qu' on ne s' improvise pas compétiteur
du jour au lendemain. Cela demande une progression bien établie.
C' est le rôle des combats conventionnels (Randoris):
Ils forment les réflexes du pratiquant, bâtissent son sens
de la distance, lui enseignent le "timing", le sens du moment
ou tout doit se jouer. Les combats aiguisent les réflexes de
défenses et de contre-attaque. Ils construisent peu à
peu, l' esprit calme mais alerte qui caractérise un bon Nanbudoka.
Les assauts conventionnels (Kihon Kumité)
se pratiquent dans un but pédagogique. Le combat libre (Jiu
Kumité) et la compétition (Shiaï)
sont des moyen de tester les compétiteurs.
Les combattants ne s' affrontent qu' après avoir
démontré un bon style et une bonne connaissance des assauts
conventionnels. Ainsi on peut assister à des combats d' un bon
niveau technique, avec des protections appropriées et un contrôle
absolu des attaques au niveau du visage (Jodan).
1.
IPPON KUMITE: Attaque sur un pas.
Ippon Kumité est la forme de base pour les combats.
L' attaquant (Tori) effectue une technique
en avançant sur un pas. La contre attaque est réalisée
par le défenseur (Uke) après esquive.
Tori doit s' exercerà attaquer à gauche
et à droite. L' attaque et la défense sont faites en partant
de la position "zen kutsu-dashi" (fente avant). Sur une attaque,
Uke s' exerceà pratiquer une large gamme de défenses enseignées
par le professeur.
Le professeur doit veiller à faire changer de
rôle et de partenaires aux élèves pendant la leçon.
2.
JIU IPPON KUMITE : Le combat SEMI-LIBRE ou
(SEMI CONVENTIONNEL)
Jiu-ippon-kumité est une introduction au combat
libre. C' est un exercice où L' attaquant (Tori) n' qu 'une seule
chance d' atteindre son adversaire avec une attaque convenue (débutant),
non convenue (avancé).
Uke doit esquiver L' attaque puis contre-attaquer avant
la fin du mouvement de Tori.
Ici, la position set plus naturelle, plus haute (kamaete);
les déplacements des combattants sont libres.
L' attaque est connue de Uke (débutant), n'
est pas connue de Uke (avancé).
Tori peut distraire Uke par des changements de "timing",
des feintes légères afin de rendre son attaque aussi imprévisible
que possible.
Uke doit demeurer calme et ne réagir qu 'à
la véritable attaque.
L' objectif de ce genre de combat est de développer
les réflexes, le sens de l' opportunité, de la distance,
du "timing", le "ZANCHIN" et le contrôle.
3.
RANDORI-SHIAÏ SEMI CONVENTIONNEL
Randori Shiaï Semi Conventionnel est une forme
de combat très difficile et d' apparition récente.
Ce type de compétition oppose deux adversaires
qui sont à tour de rôle Tori et Uke.
C' est un exercice où Tori trois attaques (Tsuki,
mae guéri, mawashi guéri) dans un ordre non convenu.
A chaque attaque, Tori cherche à atteindre son
adversaire pour marquer ippon(2 points) ou Wasa ari (01 point) avec
une attaque.
Ici deux adversaires osent tour à tour Tori
puis Uke.
Chaque combattant à son tour attaque comme il
le souhaite.
Les feintes et changement de timing sont permis.
L' objectif de ce genre de combat est de développer
les réflexes, le sens de l' opportunité, de la distance,
du "timing", le Zanchin, la précision, l'éfficacité,
le contrôle et la non force brute.
4.
JIU KUMITE ET SHIAÏ
Le combat libre (Jiu Kumité) et la compétition
(Shiaï), sont des exercices très difficiles. Chaque partenaire
attaque quand et comme il le souhaite; en attaque isolée
ou en enchaînement.
A cette occasion on essaie d' élaborer une tactique
d' attaque et de défense. Les coups sont appuyés mais
non portés de toutes forces.
Le but est de travailler la précision
et l'éfficacité et non la force brute. Les attaques et
les contre-attaques doivent être contrôlées.
Le combat de compétition se pratique avec un
protège dent, des gants rembourrés, des protège-tibias,
une coquille pour les hommes et des protège-sein pour les femmes.
Toutes les techniques sont permises à la condition d' être
contrôlées: Atemis, blocages, guéris, coups de coude,
balayage, feintes, etc.
Chaque coup porté peut marquer ippon ou wasa
ari pour Uke ou pour Tori.
Lire la première partie :
Presentation du Nanbudo au Cameroun